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Connaissez-vous le vrai blended learning ?

06/01/21 11:16

Chez Beedeez, il nous arrive de faire des suppositions folles sur nos lecteurs pour appuyer nos articles. Et donc, pour le propos qui va suivre, nous partons du principe que vous connaissez Internet, que vous vous en servez, et que vous êtes déjà allés à l’école.

Eh oui, on est comme ça. Audacieux.

 

Vous avez sûrement connu des enseignants qui tentaient bravement de mettre en place leur propre version du blended learning, l’apprentissage mixte, par exemple en lançant le visionnage en classe d’un reportage sur YouTube. Initiative très appréciée des élèves peu motivés puisque, le temps que ça marche, il peut facilement s’écouler un bon quart d’heure, qu’ils passeront à glandouiller avec passion. 

Cependant, aujourd’hui, vous êtes un adulte sérieux : quand votre entreprise vous propose une formation, vous y allez et vous prenez des notes. Y compris sur les vidéos YouTube montrées par le formateur. Vous avez peut-être même demandé cette formation, poussé par votre soif de connaissances ! Et pour mieux apprendre, vous mélangez hardiment recherches sur Google, écoute de l’intervenant, voire utilisation d’une appli dédiée.

Est-ce cela, le blended learning ? Ne peut-on pas aller plus loin ? Ne vous doutez-vous pas que, si on pose la question, c’est que la réponse est oui ?

En avant pour plus de précisions.

 

Mêler présentiel et digital : une méthode osée... Il y a vingt ans

Le blended learning, qu’est-ce que c’est ? Ou plutôt qu’est-ce que c’était ? Essayez de vous souvenir des années 2000. Des années 90, même. À l’époque, le recours à Internet ne faisait déjà pas l’unanimité quand il s’agissait de chercher les horaires du supermarché, alors pour apprendre des choses valables à des gens, pensez-vous ! Pourtant, de vaillants pédagogues ont vu dans ce presque nouvel outil de nombreuses opportunités d’enrichir leurs cours. 

Au fil des années, l’idée est venue à certains que l’intégralité de la formation pouvait s’effectuer en ligne, sans que l’enseignant ne soit présent. Les avantages de l’e-learning ! Seulement, le tout digital, ce n’est pas parfait non plus. Alors pourquoi ne pas mélanger ? C’est de ça qu’est né le blended learning : un mélange entre formation digitale et formation présentielle.

Dans les faits, le blended learning peut prendre de nombreuses formes : appui d’une plateforme numérique pendant les cours, alternance de cours en ligne et en présentiel, phygital learningCertaines formes de blended learning vous obligent à vous rendre dans un endroit spécifique pour suivre une formation qui, elle, est en ligne. Et ce pour de multiples raisons : centre secret avec Intranet ultra-sécurisé (si vous êtes la CIA), établissement où on vérifiera que vous êtes bien là à apprendre ce que vous êtes censé apprendre (si vous êtes un étudiant quelconque, ou un étudiant exceptionnel, peu importe), local où on vous prête ordinateur et connexion (qui ne sont semble-t-il pas gratuits). 

Dans une formation en blended learning, vous bénéficiez bien sûr des avantages liés à la présence d’un formateur et de ceux liés à l’utilisation d’Internet. C’est d’ailleurs pratique tant pour les apprenants que pour les intervenants. Cours plus interactifs, possibilité de mieux enregistrer sa progression, meilleure connaissance des performances des apprenants, etc. En tant que formateur, si vous oubliez un détail, Google s’en souviendra pour vous. Et s’il ne le fait pas, c’est encore mieux : vous aurez découvert une info qui n’est pas sur Google (un vrai quart d’heure de célébrité en barre) ! Une formation qui arrive à tirer parti du virtuel comme du présentiel a de meilleures chances d’être riche, efficace, engageante. 

Cependant. Le blended learning n’est pas une simple superposition de formats. Contrairement à M.Jourdain et à sa prose, on ne fait pas de blended sans le savoir.

Opposer présentiel et digital a-t-il toujours du sens ? La plupart du temps, quel que soit l’endroit où vous êtes, vous avez dans votre poche un smartphone avec la 4G (d’où l’intérêt du mobile learning). Même en classe verte au fond d’une tente, vous pourriez faire appel aux services du web pour vous aider à déterminer si vous venez de ramasser une crotte de rat des champs ou de campagnol. Toute forme de pédagogie serait-elle donc mâtinée de blended learning ? Pourtant, tant les professeurs lassés des textos “discrets” que les formateurs adeptes de la déconnexion vous demandent de couper vos appareils. Ce qui ne les empêche pas de projeter des vidéos YouTube. La confusion régnerait-elle dans le monde de la formation ? 

C’était bien sûr une question rhétorique : non, les choses ne sont pas spécialement plus confuses qu’avant ; le blended learning est toujours un mélange des genres. Simplement, il contient plus d'ingrédients qu’il n’y paraît.


Une dualité qui bloque la réflexion

Mettons que vous vouliez former vos collaborateurs sur les bonnes manières à la française avant leur prochaine soirée chez l’ambassadeur, ou autre événement durant lequel vous ne voulez pas passer pour une entreprise de sagouins. Tout naturellement, vous allez vouloir vous renseigner sur les solutions existantes. Et là, on vous dit :  “alors nous, on fait du blended learning, c’est-à-dire du présentiel ET du virtuel, c’est super bien”.

Là, vous soupirez d’agacement devant des informations aussi succinctes ! Présentiel et virtuel à la fois, cela implique tout un panel de possibilités, et ça ne vous indique pas grand-chose sur la spécificité de la formation. Est-ce qu’il y aura des fiches pratiques ? Des vidéos à imiter ? Des dîners-examens dans des restaurants de luxe avec au moins quinze sortes de fourchettes ? Une formation mixte peut contenir bien plus d’éléments que “présentiel” et “distanciel”. 

Ainsi, elle peut être synchrone et/ou asynchrone. Lors d’une formation synchrone, les étudiants et les intervenants communiquent en temps réel, dans une salle ou en visioconférence. À l’inverse, lors d’une formation asynchrone, inutile d’être tous connectés en même temps pour échanger ; cela peut se faire via n’importe quelle application de messagerie. Bien évidemment, on peut tout à fait avoir des heures de formation en direct (mais pas forcément en présentiel) en plus d’un accès à une application de messagerie dédiée à la formation. 

Il y a également la question de savoir si l’enseignement se fera collectivement ou individuellement. En général, les formations en présentiel se font à plusieurs, mais ce n’est pas systématique. Par exemple, avec le tutorat (qui est une forme de peer learning), il n’y a qu’un seul apprenant. Beaucoup de solutions de e-learning proposent des parcours à effectuer seul, notamment sous forme de séries de vidéos et de quiz. Et donc, certaines formations proposent des séances en groupe en plus de séances individuelles.  

On peut aussi organiser une formation de manière formelle, comme la bonne vieille salle de cours, ou non-formelle, hors d’un cadre officiel et initiée par l’apprenant lui-même. Certains intervenants, après avoir donné une conférence à laquelle les collaborateurs étaient tenus d’assister, proposent des documents et sites pour approfondir. Ce que certains apprenants feront de leur propre chef, dans un cadre non formel (par exemple chez eux). 

En d’autres termes, une formation en blended learning peut parfaitement proposer des interventions en parfois en présentiel et parfois non, partiellement en temps réel, moitié individuellement moitié collectivement, en partie formelle et en partie non. Les réunions peuvent s’organiser dans un endroit à la fois citadin et campagnard, avec la mer et la montagne, de la pluie et du soleil. On y boira parfois du thé, parfois du café. Parfois avec du sucre et parfois sans. Bref, une formation mixte peut contenir beaucoup d’ingrédients.

On ajoute un petit paramètre ? Un dernier. La data. Les informations que vous collectez sur les apprenants (et éventuellement les intervenants) changent la donne même pour les formations uniquement en présentiel. En effet, on peut aujourd’hui collecter toutes sortes de données, qui une fois analysées permettront d’évaluer la qualité de la formation et de la faire évoluer en fonction des résultats. Donc, même en présentiel, on n’échappe pas forcément au digital.

Le gros avantage, c’est qu’avec un tel choix, vous pouvez varier les plaisirs autant que vous le souhaitez et surprendre les collaborateurs (de préférence agréablement). 


Vers la disparition des frontières d'apprentissage

Connaissez-vous l’expression “OK boomer” ? “boomer” renvoie à “baby-boomer”, et cela veut plus ou moins dire “OK, vieux ringard”. On l’utilise contre quelqu’un qui vient de donner un point de vue, eh bien, ringard. Si on vous affirme que la formation professionnelle, c’est forcément dans le cadre de l’entreprise, vous pourrez donc éviter de répondre “OK boomer” parce que c’est puéril et très énervant. Néanmoins, l’idée est là. Et comme l’expression a récemment traîné un peu partout sur Internet sans que tout le monde ne saisisse bien, on vous informe. De rien.

Il existe en fait quantités de solutions pour se former hors de l’entreprise : grâce à un organisme de formation externe, des cours disponibles en ligne (parfois gratuits), des livres (ça existe encore, oui, mais au pire si le papier vous fait peur il existe des versions numériques). Grâce à Internet, l’information circule de plus en plus, il n’y a jamais eu autant d’autodidactes. Et ces compétences acquises peuvent tout à fait être mises au service de l’entreprise pour laquelle on travaille.

Qui plus est, les entreprises sont en général favorables aux initiatives prises par leurs collaborateurs pour se former, et n’hésitent pas à faire appel à des ressources externes à la structure. C’est dans cet esprit que sont apparues les LXP, ou plateformes d’expérience d’apprentissage. Celles-ci sont personnalisées autour de l’utilisateur et rassemblent toutes les ressources mises à leur disposition : contenu fourni par l’entreprise en interne, éléments pertinents trouvés sur Internet, ou encore créés par les utilisateurs. 

C’est également l’ère des communautés de savoirs. Elles créent des échanges entre apprenants et formateurs, entre apprenants, certains apprenants pouvant devenir sachants sur d'autres sujets. Ces communautés s’articulent autour de centres d’intérêt, métiers, compétences, secteurs d’activités. Nul panneau “interdit aux entreprises” à l’entrée de ces communautés. Celles-ci peuvent donc y devenir actives et même en créer, devenant ainsi expertes et leaders dans leur domaine. L’accompagnement d’experts à la spécialisation et au style un peu différents peut les aider dans cette démarche.

Séchez donc vos larmes si votre hiérarchie vous a refusé la formation bonnes manières. Peut-être la suivante sera-t-elle plus ouverte. Peut-être pourrez-vous acquérir ces connaissances hors du cadre professionnel. Il nous semble avoir évoqué un nombre respectable de solutions de formation, et ce n’est là qu’une partie de ce qui est disponible. Ce n’est même qu’une part minuscule de ce qui sera disponible dans un futur proche tant l’innovation pédagogique est en ébullition. Au pire, si vraiment vous voulez que votre entreprise vous envoie en stage de politesses, vous n’aurez qu’à manger comme un goret au prochain déjeuner avec votre supérieur. S’il vous fixe avec réprobation, calez une discrète référence à Johnny (“Quoi ma gueule ? Qu'est-ce qu’elle a ma gueule ?”). Votre comportement suscitera nécessairement des réactions. 

 

Finalement, ces notions de présentiel/distanciel ou digital/non-digital sont-elles encore pertinentes ? À une époque où on peut faire une conférence même si les participants se trouvent chacun dans un pays différent ? Où, même si on travaille encore sur papier, on a son smartphone en poche, prêt à vérifier une info ? On vous avait dit en introduction qu’on pouvait aller plus loin : vous n’aviez peut-être pas réalisé à quel point. Le digital, en réalité, ne devrait pas s’envisager comme un élément qui change les modalités pédagogiques d’une formation. Le digital, c’est un format, un lieu virtuel, un endroit où on centralise les données, un élément qui permet de simplifier la logistique, mais pas une forme de pédagogie. Partant de là, le blended learning ne peut pas être un simple mélange de présentiel et de digital, mais des méthodes pédagogiques pouvant mêler de nombreux éléments. C’est l’éducation sans limites !

 

(PS : Avertissement : il existe toutes sortes de vidéos et documents pour apprendre les bonnes manières. Laissez votre supérieur tranquille pendant les repas. Sinon c’est nous qui allons avoir des ennuis. Et vous encore plus.) 



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