Former des collaborateurs peu à l'aise avec la lecture ou le numérique : concevoir des formations que tout le monde comprend

Opérateur consultant une consigne de sécurité illustrée sur smartphone à son poste de travail

À retenir

  • Une personne sur deux en forte difficulté avec les compétences de base est en emploi. 10,5 % des adultes de 18 à 64 ans scolarisés en France sont concernés, soit 3,7 millions de personnes, dont 4 % en situation d'illettrisme (ANLCI, dossier de l'observatoire, septembre 2024, d'après l'enquête INSEE Formation tout au long de la vie 2022-2023).
  • Deux chantiers distincts : la remédiation aux savoirs de base, qui relève d'organismes spécialisés et de dispositifs financés, et la conception des formations métier du quotidien, qui relève de l'entreprise et se traite dès maintenant.
  • Six principes suffisent à rendre une formation métier compréhensible par tous : montrer plutôt que décrire, une idée par écran, la voix en complément du texte, le vocabulaire réel du poste, la validation par le geste, la langue d'origine quand c'est possible.
  • L'outil compte autant que le contenu : une connexion compliquée écarte les mêmes personnes qu'un texte trop dense. Un LMS dédié aux équipes terrain comme Beedeez délivre ces formats sur le téléphone du collaborateur, avec une connexion simplifiée.
Sommaire

Un opérateur qui applique une consigne de sécurité depuis huit ans sans jamais l'avoir lue en entier. Une conductrice de ligne qui demande systématiquement à une collègue de lui résumer la note de service. Un agent d'entretien non francophone qui suit une procédure qualité au geste, jamais au mot. Ce ne sont pas des salariés en échec. Ce sont des professionnels compétents, confrontés à des supports de formation qui exigent une compétence qui n'a rien à voir avec leur métier : savoir lire vite, bien, et en français standard.

Cet article traite un cas précis, différent de l'accessibilité au sens du handicap déjà couverte dans rendre vos formations accessibles et de la pédagogie inclusive. Ici, il s'agit de collaborateurs sans difficulté cognitive ni situation de handicap, mais peu à l'aise avec l'écrit ou le numérique, en environnement terrain.

Une même consigne de sécurité, deux formats
Version classique
Ce que le support exige avant même d'enseigner le geste
  • Un paragraphe dense à lire sous contrainte de temps
  • Un sigle réglementaire jamais expliqué
  • Un quiz écrit qui mesure la lecture autant que la compétence
  • Aucune voix, aucune image du poste réel
Version accessible
Ce que le même contenu devient une fois reconçu
  • Trois images légendées, filmées au poste
  • Une voix qui accompagne chaque étape
  • Les mots employés par l'équipe, pas ceux du siège
  • Une validation par le geste, vérifiée par l'encadrant

Un sujet plus courant que ce que l'on croit

10,5 % des adultes de 18 à 64 ans scolarisés en France sont en forte difficulté avec les compétences de base, soit 3,7 millions de personnes. Parmi elles, 4 % de la population adulte, soit 1,5 million de personnes, sont en situation d'illettrisme, c'est-à-dire en forte difficulté avec la lecture et l'écriture. Ces chiffres sont ceux de l'ANLCI, dans son dossier de l'observatoire « Illettrisme et innumérisme : 1 adulte sur 10 en forte difficulté » paru en septembre 2024, à partir de l'enquête Formation tout au long de la vie réalisée par l'INSEE fin 2022 et début 2023.

Le point qui concerne directement l'entreprise tient en une phrase : parmi les personnes en forte difficulté avec les compétences de base, une sur deux est en emploi. Ce n'est donc pas un sujet de politique sociale extérieur à l'entreprise, c'est un sujet d'équipe, présent dans les effectifs actuels. À titre de comparaison, 18 % des demandeurs d'emploi sont concernés, et 25 % de ceux qui sont au chômage depuis plus de deux ans.

Le numérique ajoute une difficulté distincte, qui ne se superpose pas exactement à la première. Selon l'enquête européenne sur les technologies de l'information et de la communication auprès des ménages, réalisée par l'INSEE en 2021 et reprise par l'ANLCI, 15 % de la population de 15 ans et plus est en situation d'illectronisme, et 28 % ont des capacités numériques faibles, c'est-à-dire qu'il leur manque une à trois compétences de base. Les deux sujets se croisent sans se confondre : 72 % des personnes en forte difficulté avec les compétences de base utilisent internet au quotidien, contre 92 % du reste de la population.

Le phénomène reste invisible en entreprise parce que les personnes concernées développent des stratégies de contournement redoutablement efficaces : demander de l'aide à un collègue avant de signer un document, apprendre une procédure par cœur plutôt que de la relire, éviter systématiquement les tâches qui impliquent d'écrire. Un salarié peut tenir un poste dix ans sans que son manager ne s'en aperçoive.

Les conséquences opérationnelles sont concrètes, sans qu'il faille les dramatiser : une consigne de sécurité mal comprise plutôt que refusée, une procédure qualité appliquée de mémoire donc jamais mise à jour, un collaborateur qui refuse une promotion parce qu'elle impliquerait plus d'écrit, une non-participation silencieuse aux formations en ligne classiques.

Ce déficit de compréhension dépasse d'ailleurs le seul sujet de la lecture, comme le montrent les chiffres ci-dessous. Quand le support de formation ajoute une difficulté de lecture par-dessus, l'écart se creuse encore.

Ce que le terrain déclare sur la compréhension des consignes
91 %des équipes terrain ont déjà appliqué des consignes sans comprendre pourquoiÉtude Beedeez x IFOP 2026, 1 148 travailleurs terrain, janvier et février 2026
50 %des équipes de l'industrie comprennent le quoi mais pas le pourquoi, contre 36 % en moyenneÉtude Beedeez x IFOP 2026, volet Industrie et Production
63 %déclarent un manque de compréhension dans l'industrie, le taux le plus élevé de l'étudeÉtude Beedeez x IFOP 2026, volet Industrie et Production

Le décrochage n'est pas rare. Il est juste silencieux.

Illettrisme, analphabétisme, français langue étrangère, illectronisme

Quatre situations bien différentes se cachent souvent derrière le même mot, et chacune appelle une réponse différente.

SituationCe que c'estRéponse adaptée
IllettrismeUne personne scolarisée en France qui n'a pas acquis ou a perdu la maîtrise suffisante de la lecture, de l'écriture ou du calcul pour être autonome dans les situations simples de la vie couranteFormation aux savoirs de base, via un organisme spécialisé
AnalphabétismeUne personne qui n'a jamais été scolarisée et n'a jamais appris à lire ni à écrire, dans aucune langueApprentissage initial de la lecture, hors du champ de l'entreprise
Français langue étrangèreUne personne qui maîtrise l'écrit dans sa langue maternelle mais pas encore le français, à l'oral ou à l'écritCours de français langue étrangère, doublés de supports visuels ou traduits au poste
IllectronismeUne maîtrise insuffisante des compétences numériques de base nécessaires pour agir de façon autonome, indépendante du niveau de lectureSimplification de l'outil et accompagnement à la première prise en main

Un point contre-intuitif mérite d'être souligné : une personne parfaitement à l'aise à l'oral en français peut être en difficulté à l'écrit, sans que rien ne le laisse deviner en réunion. Et l'inverse est vrai pour un salarié non francophone très scolarisé dans sa langue d'origine, qui comprend un schéma technique en un coup d'œil mais bute sur une phrase française mal tournée. Confondre ces quatre situations conduit à proposer la mauvaise réponse à la mauvaise personne.

Le problème n'est pas le lecteur, c'est le support

La plupart des formations d'entreprise exigent une compétence de lecture qui n'a rien à voir avec le métier qu'elles sont censées enseigner. On demande de lire trois pages de procédure pour apprendre un geste qui se montre, correctement, en quarante secondes.

Prenons un exemple concret. Une consigne de sécurité écrite en paragraphe, avec un sigle réglementaire et un quiz de validation à choix multiples : ce format suppose une lecture fluide, un vocabulaire administratif maîtrisé et une compréhension de l'écrit sous contrainte de temps. La même consigne, reformulée en trois images légendées avec une voix qui accompagne chaque étape et une validation par la démonstration du geste : elle ne suppose plus rien de tout cela, et elle est, dans les faits, plus précise.

Si une formation métier ne peut pas être comprise sans lire, c'est la formation qu'il faut revoir, pas le collaborateur.

Les données de terrain confirment ce basculement vers le visuel. Dans le BTP, le schéma pas-à-pas est le format d'apprentissage préféré de 31 % des équipes terrain, soit 18 points de plus que la moyenne tous secteurs, quand le texte écrit tombe à 10 % seulement. Dans l'industrie, le schéma progresse aussi nettement (19 %, soit 6 points de plus que la moyenne) pendant que l'explication orale recule (13 %, soit 7 points de moins). Ce ne sont pas des secteurs qui refusent d'apprendre : ce sont des secteurs où les consignes de sécurité en industrie passent mieux par la démonstration que par la page.

Les 6 principes d'une formation compréhensible par tous

Six principes suffisent, appliqués ensemble, à rendre une formation métier compréhensible par des collaborateurs qui lisent peu ou parlent mal le français.

Montrer plutôt que décrire

Une photo, mieux, une vidéo courte, filmée au poste réel et non en studio, transmet un geste plus fidèlement qu'un paragraphe. Filmer directement l'opérateur qui réalise la tâche, avec ses mots à lui, évite la reformulation administrative qui perd tout le monde.

Une idée par écran

Découper au maximum. Ne jamais cumuler la consigne principale, l'explication du pourquoi et l'exception rare sur le même écran : c'est cette accumulation, plus que la longueur du texte, qui fait perdre le fil.

La voix en complément systématique du texte

Tout texte affiché est aussi lu à voix haute, sans exception, y compris les questions de quiz. Ce doublage retire l'obstacle de la lecture sans jamais l'annoncer comme une mesure spéciale : c'est juste le format par défaut.

Le vocabulaire réel du poste

Filmer et écouter les équipes avant d'écrire une ligne. Employer les mots qu'elles emploient déjà entre elles, et bannir le vocabulaire administratif et les sigles internes non expliqués. Une consigne écrite dans la langue du siège n'est pas la même consigne que celle comprise sur le terrain.

La validation par le geste plutôt que par le questionnaire écrit

Faire refaire le geste, photographier le résultat, faire valider par l'encadrant de proximité. Un quiz entièrement écrit mesure autant la lecture que la compétence réelle : il pénalise deux fois la même personne.

La langue d'origine quand c'est possible

Pour les consignes critiques, sécurité en tête, proposer une version dans la langue maternelle des équipes concernées change tout. Une entreprise qui traduit ses trois consignes vitales fait déjà la moitié du chemin.

Ces formats courts, visuels et sonorisés sont exactement ceux d'un LMS dédié aux équipes terrain comme Beedeez, conçu pour des collaborateurs qui apprennent en quelques minutes, sur leur téléphone, entre deux tâches. Pour aller plus loin sur produire ces formats en interne, l'outil auteur avec IA permet à un concepteur pédagogique de générer une capsule vidéo, sonorisée et traduite sans dépendre d'un prestataire externe.

Les six principes, appliqués ensemble
  1. 01MontrerUne vidéo courte filmée au poste réel, pas un paragraphe
  2. 02Une idée par écranJamais la consigne, le pourquoi et l'exception au même endroit
  3. 03La voixTout texte affiché est aussi lu à voix haute, quiz compris
  4. 04Les mots du posteCeux de l'équipe, pas ceux du siège
  5. 05Le gesteFaire refaire et faire valider, plutôt qu'un questionnaire écrit
  6. 06La langue d'origineAu moins pour les consignes critiques de sécurité

Quand c'est l'outil qui bloque, pas le contenu

L'outil compte autant que le contenu : une connexion compliquée écarte les mêmes personnes qu'un texte trop dense, même quand la capsule de formation elle-même est parfaitement conçue.

Les points de friction sont précis et se répètent d'une entreprise à l'autre. Chacun a une réponse simple, mais elle doit être pensée dès la conception de l'outil, pas ajoutée après coup.

Les points de friction de la première connexion, et leur réponse
  1. 01La création de compteUn lien ou un code d'accès, sans formulaire à remplir
  2. 02Le mot de passe à retenirUne connexion qui ne repose pas sur la mémoire d'un identifiant
  3. 03L'adresse e-mail professionnelleUn accès qui n'en exige aucune, elle n'existe pas pour ce poste
  4. 04La navigation à plusieurs niveauxUne interface réduite à l'essentiel, une action par écran
  5. 05Le vocabulaire d'interfaceLes mots du métier, pas ceux du logiciel
  6. 06La notification incompriseUn message qui dit ce qu'il faut faire, pas ce que le système a fait

La règle de test la plus fiable : faire réaliser la première connexion devant vous, sans aide, par une personne représentative des équipes concernées. Le temps mesuré est le vrai indicateur, bien plus fiable qu'un taux de satisfaction déclaratif. Et le premier accompagnement gagne toujours à se faire en présence : un atelier de prise en main de vingt minutes avec l'encadrant de proximité supprime souvent la moitié des blocages, avant même que la formation ait commencé.

KONE en a fait l'expérience en digitalisant la formation de populations historiquement peu digitalisées, habituées à conseiller sur des produits physiques plutôt que sur des services connectés : avec un déploiement pensé pour la simplicité, l'entreprise a connecté 1 800 collaborateurs en moins d'un mois. Même logique pour des équipes sans poste informatique : une connexion simplifiée sans adresse e-mail professionnelle, une interface réduite à l'essentiel et un mode hors ligne pour les zones sans réseau sont exactement ce qu'un LMS pour les collaborateurs deskless doit offrir par défaut, pas en option.

Repérer et orienter, sans mettre personne en difficulté

Repérer une difficulté avec la lecture ou le numérique ne doit jamais reposer sur un test individuel déguisé : la démarche recommandée part de l'organisation, pas de la personne.

Concrètement, cela veut dire sensibiliser l'encadrement de proximité en premier, diagnostiquer au niveau du poste ou de l'équipe plutôt que d'isoler un individu, proposer un accompagnement sur la base du volontariat, et inscrire la démarche dans le temps de travail plutôt que de la renvoyer aux soirées ou aux week-ends.

Les acteurs de référence publient déjà des outils gratuits et directement utilisables, et il n'y a aucune raison de repartir d'une page blanche.

  • EVAPRO, lancé en juin 2026 par l'ANLCI avec l'appui des opérateurs de compétences, est un autodiagnostic en ligne gratuit destiné aux directions, aux responsables RH, aux managers et aux représentants du personnel. Une quinzaine de minutes suffisent, et il produit une synthèse avec un niveau de risque global, une analyse des impacts et une estimation des coûts indirects.
  • Ev@gill, également porté par l'ANLCI, est l'outil de diagnostic des situations d'illettrisme en milieu professionnel, orienté vers un kit de remédiation à l'issue du questionnaire.
  • La boîte à outils « Les Incontournables », publiée par l'ANLCI en 2023 avec les opérateurs de compétences, déroule les étapes à mettre en œuvre par un employeur pour agir.
  • Les opérateurs de compétences de chaque branche proposent guides et financements dédiés, les CARIF-OREF régionaux orientent vers les dispositifs locaux, et les services de santé au travail peuvent appuyer un diagnostic organisationnel sans jamais désigner qui que ce soit.

Ce que l'entreprise doit éviter, à l'inverse, est tout aussi clair : désigner publiquement une personne, imposer un accompagnement, confier le sujet à un manager non préparé à cette conversation, ou transformer un test de repérage en évaluation professionnelle déguisée. La légitimité de la démarche se joue entièrement là.

Commencer par le format, pas par la personne

Concevoir une formation métier compréhensible par tous ne demande pas d'attendre un dispositif de remédiation qui prendra des mois et ne concernera qu'une partie des équipes. Les six principes vus plus haut se testent dès la prochaine capsule : montrer plutôt que décrire, une idée par écran, la voix en complément du texte. Le reste, l'accompagnement des savoirs de base, appartient à des acteurs qui savent mieux le faire que l'entreprise seule. À vous de jouer sur ce qui vous appartient : le format. Et pour la suite du sujet, l'accueil sécurité des nouveaux arrivants applique les mêmes principes dès le premier jour d'un intérimaire ou d'un saisonnier.

Vous voulez voir à quoi ressemble une capsule de sécurité conçue sans texte dense ? Demandez une démo Beedeez.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre illettrisme et analphabétisme ?

L'illettrisme concerne une personne scolarisée en France qui a perdu ou n'a jamais consolidé la maîtrise de la lecture et de l'écriture. L'analphabétisme concerne une personne qui n'a jamais été scolarisée, dans aucune langue. Les deux appellent des réponses pédagogiques différentes, et confondre les deux termes dans une communication interne peut être vécu comme maladroit par les personnes concernées.

Comment savoir si un collaborateur est concerné sans le mettre mal à l'aise ?

En observant les usages plutôt qu'en testant les personnes : évitement systématique des tâches écrites, demandes d'aide répétées à un collègue pour un document simple, ou non-participation aux formations en ligne malgré un bon niveau opérationnel. Le repérage se fait au niveau du poste et de l'équipe, jamais par un test individuel présenté comme tel. Des outils d'autodiagnostic organisationnel gratuits existent, comme EVAPRO, publié par l'ANLCI avec les opérateurs de compétences.

Une formation en vidéo suffit-elle pour un salarié qui ne lit pas ?

Elle lève l'obstacle de la lecture pour les formations métier du quotidien, ce qui est déjà l'essentiel. Elle ne remplace pas la remédiation aux savoirs de base pour une personne qui souhaite progresser plus largement sur la lecture et l'écriture : cela reste un dispositif financé et accompagné, en dehors du périmètre d'un LMS comme Beedeez.

Qui finance la formation aux savoirs de base ?

Le financement passe le plus souvent par les opérateurs de compétences de la branche professionnelle concernée, en lien avec les dispositifs régionaux portés par les CARIF-OREF. Ce n'est pas un sujet qu'une entreprise doit financer seule, ni improviser en interne.

Comment former des équipes qui ne parlent pas toutes la même langue ?

En doublant les consignes critiques d'une version dans la langue d'origine des équipes concernées, et en s'appuyant sur des formats visuels et sonorisés qui réduisent la dépendance au texte pour tout le monde. Beedeez propose la traduction automatique des contenus, ce qui permet de couvrir des équipes multilingues sans maintenir manuellement une version par langue.

Faut-il traduire toutes les formations ?

Non. Commencer par les consignes critiques de sécurité, celles dont la mauvaise compréhension a un impact direct sur la santé des équipes, avant d'élargir progressivement le reste du catalogue selon les besoins constatés sur le terrain.

Vos équipes terrain méritent le meilleur de la formation

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