Comment évaluer l'impact de vos formations avec votre LMS ?

Comment évaluer l'impact de vos formations avec votre LMS ?

À retenir

  • Le taux de complétion mesure l'assiduité, pas la compétence acquise.
  • Sept indicateurs couvrent les quatre niveaux de Kirkpatrick, dont trois relèvent du résultat métier et sont rarement suivis.
  • La compétence se mesure par l'écart entre niveau requis et niveau atteint, dans un référentiel de compétences.
  • Le niveau 4 exige une connexion au SIRH ou au CRM : sans croisement, pas de preuve d'impact métier.
  • Sur des équipes terrain, la mesure ne vaut que si la formation est accessible en mobilité et hors ligne.
Sommaire

Pour évaluer l'impact de vos formations avec votre LMS, il est essentiel d'utiliser des outils d'analyse intégrés pour suivre des indicateurs clés tels que le taux de complétion, les scores aux évaluations et le retour des apprenants. Ces données permettent d'ajuster et d'améliorer continuellement vos programmes de formation, assurant ainsi leur efficacité et leur pertinence.

Évaluer l’impact de vos formations sur votre LMS est une nécessité si vous souhaitez mesurer l’efficacité de vos contenus et proposer des parcours d'apprentissage personnalisés.

La formation professionnelle connaît de profondes évolutions grâce à l’intégration des nouvelles technologies. La frontière entre les différents formats (e-learning, présentiel, distanciel, collectif, individuel, social learning, etc.) est de plus en plus mince et les entreprises n’hésitent désormais plus à varier les formats, les supports et les modes d’évaluation pour proposer un programme complet et personnalisé à leurs collaborateurs.

Quelle que soit l’approche choisie (100% e-learning ou Blended Learning), il est nécessaire d'encadrer, gérer et évaluer le dispositif d'apprentissage selon une ingénierie de formation et une ingénierie pédagogique adaptées à chaque projet.

L’évaluation de l’impact des formations avec un LMS peut s’effectuer en s’appuyant sur l’approche de Donald Kirkpatrick, qui occupait le poste de Professeur Emérite au sein de l'Université du Wisconsin aux Etats-Unis et était reconnu pour la création de son modèle traitant de l’évaluation de l'apprentissage des employés sur quatre niveaux : l’évaluation des réactions, de l’apprentissage, du transfert de connaissances et enfin des résultats.

 

Les 7 indicateurs à suivre dans un LMS pour mesurer l'impact

Un LMS produit beaucoup de données, dont une partie seulement dit quelque chose de l'impact réel d'une formation. Les sept indicateurs ci-dessous couvrent les quatre niveaux du modèle de Kirkpatrick, du ressenti de l'apprenant jusqu'au résultat métier. Les trois derniers sont ceux qui manquent le plus souvent dans les dispositifs d'évaluation, alors que ce sont eux qui intéressent une direction.

IndicateurCe qu'il mesureNiveau de KirkpatrickOù le lire
Taux de complétionLa part d'apprenants qui terminent un parcours assignéNiveau 1, réactionTableau de bord des parcours
Score aux évaluationsLes connaissances acquises à chaud, juste après le moduleNiveau 2, apprentissageRapport d'évaluation par module
Taux de réussite au rappelCe qu'il reste six à huit semaines plus tardNiveau 2, ancrageHistorique des quiz de réactivation
Délai de montée en compétenceLe temps entre l'arrivée et l'autonomie sur le posteNiveau 3, transfertRéférentiel de compétences
Couverture des habilitationsLa part de collaborateurs à jour sur les formations obligatoiresNiveau 3, conformitéSuivi des certifications
Écart de performance avant et aprèsL'effet sur un indicateur métier : ventes, qualité, sécuritéNiveau 4, résultatsCroisement du LMS avec le SIRH ou le CRM
Coût par compétence acquiseLe coût complet du dispositif rapporté au résultat obtenuNiveau 4, résultatsRapport exportable

Le détail du calcul de chacun de ces indicateurs et les seuils de référence par secteur sont traités dans notre guide des KPI de formation.

Le modèle de Kirkpatrick adapté aux plateformes en ligne

Les 4 niveaux d’évaluation de Kirkpatrick peuvent être adaptés à l'apprentissage en ligne, et plus particulièrement effectués depuis un LMS.

Ces plateformes permettent de faire remonter automatiquement certaines informations stratégiques quant au succès et la pertinence d’un module : taux de complétion, temps passé sur les différents modules, etc.

L’évaluation des réactions peut se faire en lançant des enquêtes (questionnaire, sondage, retour d’expérience) directement depuis une plateforme de formation de type LMS, de façon manuelle ou automatisée.

Enfin, le dernier niveau d’évaluation de Kirkpatrick concerne la montée en compétences des apprenants et par extension le ROI de la formation pour l’entreprise. Elle nécessite pour le coup de disposer d’outils d’analyse de la performance avant et après le suivi d’un module par un collaborateur, et donc de se connecter à d’autres outils externes comme par exemple un CRM.

 

Du taux de complétion à la compétence réellement acquise

Le taux de complétion mesure l'assiduité, pas la compétence. Un collaborateur peut terminer 100 % d'un parcours sans savoir exécuter le geste au poste de travail. Pour passer de l'un à l'autre, il faut relier chaque module à une compétence identifiée dans un référentiel de compétences : intitulé de la compétence, niveau attendu pour le poste, niveau constaté, mode de validation.

Cette structure change la nature de la mesure. Au lieu de compter des modules terminés, vous lisez un écart entre le niveau requis et le niveau atteint, par personne, par équipe et par site. C'est cet écart qui se pilote, qui déclenche une remédiation et qui se présente en comité de direction.

La validation peut être automatique, via un quiz noté, ou manuelle, via une validation terrain par le manager après observation du geste. Les deux modes cohabitent dans les métiers opérationnels, où la preuve d'une compétence est souvent une démonstration, pas un score. Nous détaillons la méthode dans l'article LMS et compétences : cartographier acquis et besoins de formation.

Connecter le LMS au SIRH pour croiser formation et performance

Le niveau 4 de Kirkpatrick, celui des résultats, n'est pas atteignable avec les seules données du LMS. Il suppose de rapprocher l'activité de formation d'un indicateur qui vit ailleurs : le chiffre d'affaires par vendeur, le taux de rebut d'une ligne de production, le nombre d'accidents, la durée d'une intervention.

Une intégration avec le SIRH (Workday, BambooHR, Lucca, PayFit ou l'outil interne) sert d'abord à fiabiliser la population : entrées, sorties, mobilités, rattachement hiérarchique et fiche de poste remontent automatiquement, ce qui évite les affectations manuelles et les listes périmées. Elle sert ensuite à l'analyse : une fois les identifiants réconciliés, une cohorte formée peut être comparée à une cohorte non encore formée sur le même indicateur métier.

Les points à vérifier avant de choisir une plateforme : existence d'une API ouverte, connecteurs SIRH natifs, authentification unique (SSO), synchronisation automatique des groupes, et possibilité d'exporter les données brutes vers votre outil de business intelligence.

Suivre les certifications et les formations obligatoires

Dans l'industrie, la logistique, la santé, le BTP ou l'agroalimentaire, une part importante de la formation est réglementaire. Ce qui est mesuré n'est plus la progression mais la couverture : quelle proportion de l'effectif est à jour, et pour combien de temps encore.

  • Chaque habilitation porte une date d'obtention et une date d'expiration.
  • Les relances partent automatiquement avant l'échéance, au collaborateur et à son manager.
  • Le tableau de bord affiche les habilitations expirées et celles qui expirent dans les 30, 60 et 90 jours.
  • Chaque validation laisse une trace horodatée, produisible en cas d'audit ou de contrôle.
  • Le rapport s'exporte par site, par équipe et par type d'habilitation.

Une plateforme qui suit les complétions sans produire cette preuve documentaire ne suffit pas dans un environnement réglementé.

Tableaux de bord et rapports exportables : qui lit quoi

Un même jeu de données doit se lire à trois niveaux, sinon il n'est utilisé par personne.

  • Le manager de proximité a besoin d'une vue de son équipe : qui est en retard, qui a une habilitation qui expire, qui n'a pas encore validé le geste. Une seule page, consultable depuis un mobile.
  • Le responsable formation suit la performance des contenus : modules les moins terminés, questions les plus ratées, écarts entre sites. C'est ce niveau qui alimente le cycle d'amélioration continue des contenus.
  • La direction attend trois ou quatre chiffres reliés à un enjeu métier, dans un rapport exportable au format tableur ou envoyé automatiquement chaque mois.

Les fonctions à exiger d'une plateforme : tableaux de bord filtrables par site, équipe et période, rapports programmés, export CSV ou XLS, et accès délégué aux managers sans passer par l'administrateur. La page analytics de la plateforme Beedeez détaille ce découpage.

Pourquoi mesurer l’impact des formations LMS ?

Rappelons que le but d’une évaluation, quelle que soit la plateforme de e-learning choisie (LMS ou LXP) est d’entrer dans un cycle d’amélioration continu afin d’améliorer l’efficacité du programme et la qualité des contenus pour les collaborateurs.

Après avoir mesuré l’impact des formations de type LMS, il faudra mettre en place un processus d’amélioration et d’intégration des nouveautés, et ce de façon continue. Les formations proposées aux collaborateurs impliquent des dépenses importantes de la part des entreprises qui, si elles sont bien évidemment concernées par le bien-être de leurs salariés, cherchent avant tout à rester compétitives sur leur marché. Marché qui a de grandes chances d’avoir été impacté par le numérique et qui est donc en mouvement constant, nécessitant des compétences constamment mises à jour.

Les formations proposées doivent donc pouvoir être rapidement évaluées et les performances découlant du gain de compétences mesurées. La notion de retour sur investissement (ROI) est donc un critère fondamental dans le dispositif d’évaluation. Il est donc indispensable que le LMS choisi fournisse des données pertinentes pour l’apprenant et l’entreprise car l’évaluation des cursus de formation est désormais une donnée stratégique.

Mesurer l'impact quand les équipes sont sur le terrain

Les dispositifs d'évaluation classiques supposent un collaborateur devant un ordinateur. Pour un vendeur en boutique, un opérateur en production ou un technicien en intervention, cette hypothèse tombe, et avec elle la donnée. Sans accès mobile et sans mode hors ligne, les taux de complétion s'effondrent et la mesure perd son sens : elle décrit surtout qui a eu le temps de se connecter.

Beedeez est un LMS conçu pour ces populations. La formation se suit depuis un smartphone, y compris sans réseau, et les résultats remontent automatiquement à la reconnexion. Les capsules courtes s'insèrent dans le rythme de travail, les quiz de réactivation mesurent ce qui reste à distance de la formation, et le suivi des compétences relie chaque module à un niveau attendu sur le poste.

Sur le terrain, cela se voit dans les chiffres d'usage : jusqu'à 95 % de taux de complétion des capsules, contre 20 à 40 % observés habituellement dans le secteur. Chez Picard, le déploiement affiche 92 % d'engagement des collaborateurs.

Demandez une démo de Beedeez pour voir comment ces indicateurs se construisent sur vos propres équipes.

Vos équipes terrain méritent le meilleur de la formation

On répond à vos questions

  • Quels indicateurs suivre pour mesurer l'impact d'une formation ?

    Sept indicateurs couvrent les quatre niveaux de Kirkpatrick : taux de complétion, score aux évaluations, taux de réussite au rappel à six semaines, délai de montée en compétence, couverture des habilitations, écart de performance métier avant et après, et coût par compétence acquise. Les trois derniers sont les plus rarement suivis, alors que ce sont eux qui parlent à une direction.

  • Le taux de complétion suffit-il à prouver l'efficacité d'une formation ?

    Non. Le taux de complétion mesure l'assiduité, pas la compétence : un parcours terminé à 100 % ne dit rien de la capacité à exécuter le geste au poste. Pour mesurer l'acquis, il faut relier chaque module à une compétence d'un référentiel, avec un niveau attendu et un mode de validation, automatique par quiz ou manuel par le manager.

  • Comment mesurer le niveau 4 de Kirkpatrick avec un LMS ?

    Le niveau 4, celui des résultats, se mesure en croisant les données du LMS avec un indicateur métier qui vit ailleurs : ventes par vendeur, taux de rebut, accidents, durée d'intervention. Cela suppose une intégration avec le SIRH ou le CRM et la comparaison d'une cohorte formée à une cohorte non encore formée sur la même période.

  • Faut-il connecter son LMS au SIRH pour évaluer l'impact ?

    C'est nécessaire dès que l'on dépasse le niveau 2. La connexion au SIRH fiabilise la population (entrées, sorties, mobilités, fiche de poste) et permet de rapprocher formation et performance. Beedeez expose une API ouverte, des connecteurs SIRH et l'authentification unique pour synchroniser automatiquement les groupes.

  • Comment évaluer l'impact d'une formation sur des équipes terrain ?

    En rendant d'abord la formation accessible : mobile, capsules courtes, mode hors ligne avec remontée automatique des résultats à la reconnexion. Sans cela, la mesure décrit surtout qui a eu le temps de se connecter. Beedeez est conçu pour ces populations et observe jusqu'à 95 % de complétion des capsules, contre 20 à 40 % habituellement.

  • Comment suivre les formations obligatoires et leurs échéances ?

    Chaque habilitation porte une date d'obtention et une date d'expiration, avec des relances automatiques avant échéance, un tableau de bord des habilitations expirées ou expirant sous 30, 60 et 90 jours, et une trace horodatée produisible en cas d'audit. Dans Beedeez, ce suivi s'exporte par site, par équipe et par type d'habilitation.

  • À quel moment mesurer l'impact d'une formation ?

    À trois moments distincts : juste après le module pour l'acquis à chaud, six à huit semaines plus tard pour ce qui reste réellement ancré, puis à trois ou six mois pour l'effet sur l'indicateur métier. Une mesure unique en fin de formation surestime systématiquement l'impact.

Explorer plus d'articles

Toute l’actualité des LMS en un clic